Elsa du Gâteau sous la cerise a eu la bonne idée de me décerner un «Kreativ Blogger Award». Ça fait déjà un moment qu’elle m’a fait ce gentil cadeau empoisonné mais, n’étant pas encore au fait de ces petites traditions de la blogosphère, je n’avais pas du tout pigé le truc, et j’ai donc fait le mort mis du temps à réagir en conséquence... Merci pour ta patience Elsa !


Oh la charmante attention que voilà. Néanmoins, comme toute distinction se mérite, il y a donc un prix à payer. En tant qu’heureux lauréat, je dois me conformer à un cahier des charges des plus précis.
1. Remercier la personne qui m’a tagué : MERCI ELSA ! Tu ne perds rien pour attendre, tu vas voir...
2. Mettre le logo de l’award sur mon blog : le re-voilà, si vous l’aviez loupé juste au-dessus. Il est tout rose et girly, donc trop cool. Les Chroniques Berliniquaises, bientôt sur HelloCotton ? Pas tout de suite quand même, hein... Sinon j’aime bien le «Kreativ» avec un K, qui, comme celui de Köpenick, fait nettement plus germanique.
3. Mettre un lien vers le blog
4. Dévoiler 7 choses sur moi : je suppose que le jeu est bien plus marrant si ce sont 7 choses que je n’ai pas encore révélées dans le blog. Attention, ça va envoyer du gros lourd. C’est parti pour le grand déballage. Envoyez le générique de Confessions Intimes.
i. Juste avant ma naissance, ma mère m’a fait l’un des plus beaux cadeaux qui soient, en rentrant en Martinique exprès pour que je vienne au monde au pays de nos racines plutôt que dans la contrée étrangère où vivaient mes parents à l’époque. Et accessoirement, pour se rapprocher de la familia, mais bon ça ne compte pas. Je ne lui serai jamais assez reconnaissant de m’avoir ainsi permis d’avoir «né à Fort-de-France (972)» indiqué sur tous mes papiers d’identité, qui m’accompagneront tout au long de ma vie, et de m’avoir accordé le privilège de compléter chaque formulaire avec la mention «Geboren in Martinique (Frankreich)». Quelle délectation. Rien que pour ça je kiffe d’avoir de la paperasse administrative à remplir, et je pense toujours avec émotion à la bonne intuition de ma môman. D’où l’importance fondamentale de ne pas se rater sur son lieu de naissance pour bien démarrer dans la vie.
ii. En Martinique, certaines personnes (une infime minorité, mais ça existe) pratiquent dans les forêts reculées une forme de sorcellerie traditionnelle afro-caribéenne qu’on appelle «quimbois», un peu comme le vaudou haïtien. Un jour, alors que je randonnais avec trois amis sur les flancs du volcan, nous nous écartâmes quelque peu du chemin pour profiter du panorama, mais aperçûmes et dérangeâmes, dans une clairière proche, une congrégation de séanciers et quimboiseurs en pleine cérémonie de sacrifices de poulets, de mutilations et plein de joyeusetés pas jolies à voir. Furieux et hostiles, ils firent mine de venir nous choper. Nous prîmes nos jambes à notre cou et nous enfuîmes à toute vitesse, sans demander notre reste.
iii. Je préfèrerais de très loin nager dans la rade d’Oslo, et d’ailleurs je l’ai déjà fait deux fois, plutôt que dans le port de Fort-de-France (d’ailleurs je ne l’ai jamais fait et ce n’est pas à l’ordre du jour, oh que non).
iv. Une fois, alors qu’une journée on ne peut plus normale touchait à sa fin, j’ai été pris en otage par un banditmanchotarmé d’un truc ressemblant à s’y méprendre à un revolver, dans un magasin de téléphones mobiles à Paris, juste à l’heure de la fermeture. Il y avait le bandit, un vendeur, et moi. Ce face-à-face-à-face infernal a duré une «petite» heure, donc ce n’était pas un fait divers absolument exceptionnel, mais en ressenti, c’était plutôt une grosse demi-journée d’angoisse effroyable à la merci d’un type masqué, agressif et manifestement déséquilibré. Vachement flippant. J’ai vraiment cru que c’était la fin des haricots pour mes carottes cuites. Le souvenir de cet incident a perturbé mes nuits pendant plusieurs mois.
Un de mes romans cultes v. Tiens, à propos de nuits, quand j’étais un tout pitit pitit garçon, pour trouver le sommeil lors des chaudes nuits antillaises, au lieu de compter les moutons, je calculais dans ma pitite tête les puissances successives de 2, comme dans 21 = 2, 2² = 4, 2³ = 8, 24 = 16, etc. Du coup, je connais par cœur, encore à ce jour, les puissances de 2 jusqu’à 216 = 65.536. Tout allait bien jusqu’au jour où j’ai été horrifié par ce passage de The Curious Incident of the Dog in the Night-Time, un très bon roman de l’auteur britannique Mark Haddon, où le héros, un ado autiste surdoué, raconte qu’il fait la même chose pour se calmer lorsqu’il est très nerveux, car cette petite gymnastique cérébrale l’apaise. Le bad. La bonne nouvelle c’est que pendant ma prise d’otage ou mes autres moments de méga-flippe (comme par exemple après avoir affronté la circulation dans les rues de Beyrouth), à aucun moment il ne m’est venu à l’idée de faire du calcul mental pour me calmer. Donc tout va bien, je suis cooooomplètement normal.
vi. L’autre jour, à la Sankt-Hedwig Kathedrale de Berlin, la vierge Marie m’a parlé. Dans un français irréprochable, du reste. J’en suis absolument convaincu, et rien de ce que vous pouvez en dire ne me fera changer d’avis. Ça n’a pas fait de moi une Bernadette Soubirous des temps modernes ni un intégriste prosélyte, mais ça a fait énormément de bien, à moi ainsi qu’à certaines personnes de mon entourage. Je m’en tape complètement si vous me croyez cinglé ; ain’t got nothing to prove.
vii. Such a weirdo’s life. Malheureusement, je suis aussi un gros mytho, un fieffé menteur, un fabulateur de première. Du coup, une des affirmations de cette liste est inventée de toutes pièces. Vous pouvez essayer de deviner laquelle, mais je ne vous promets pas que je vous donnerai la solution.On sait jamais, il y a peut-être un(e) psy parmi vous...Et quand bien même je vous le promettrais, rien ne dit que je tiendrai parole, puisque je mens comme un arracheur de dents.
5. Et pour finir, je dois nommer 7 blogs que j’aime, et qui du coup se retrouvent perfidement tagués de la même façon (sorry guys). Tiens v’là aut’ chose. Vont-ils relever le défi ? Vont-ils seulement s’apercevoir qu’ils sont tagués ? Allez je me lance, on verra ce que ça donnera. Alors, à qui vais-je refiler la patate chaude, mmh ??
a/ Alain, l’auteur de Montpellier Croix d’Argent, pour ses commentaires rigolos dans ces pages céans et pour ses magnifiques photos ensoleillées du midi et de la Grande Bleue, qui nous changent bien de la grisaille du nord de l’Allemagne. Tiens, attends voir que je sois rentré en Martinique, toi.
b/ Manon de Génération Berlin, pour ses aventures désopilante de Franco-berlinoise hype de Kreuzkölln.
c/ Loïc des Carnets de Seattle, pour son courageux combat contre la maladie, les réflexions qu’il m’inspire, et son regard toujours drôle et pertinent sur son quotidien aux States, pardon, aux États, et la vie et tout ça.
d/ La Miss Pauline, pour ses lectures, ses réflexions sur la vie à Berlin et pour sa relation malsaine avec Til Schweiger.
e/ Caroline, pour tout plein de raisons et parce que j’aimerais bien qu’elle raconte 7 trucs sur elle à la communauté.
f/ E., auteur des Histoires Deux..., parce que c’est cool d’avoir une lectrice au Qatar, parce qu’elle raconte des choses intelligentes et amusantes aussi (apparemment ce n’est pas la matière qui manque quand on vit là-bas), et parce qu’elle a déjà répondu à un tag donc a priori elle n’est pas allergique au principe... Désolé !
g/ Nat, parce qu’une fille qui aime Berlin, la Bière et le Rock ’n Roll aura forcément des trucs rigolos à nous raconter, surtout au retour d’un long voyage aux Antipodes.
g bis/ JvH, la maman en série de Viaggiodinozze et accessoirement ma voisine de Kiez, allez... accouche ! Ouuuuuh la bonne blague toute pourrite !Ceux et celles qui ont envie de jouer, feel free. Voilà, j’ai répondu... finalement c’était plus rigolo que ce que je craignais comme jeu. À vos claviers.






